L'actualité autour de Mallarmé
Derniers articles:
Exposition Saint-Pol Roux à Brest
Le Musée des Beaux Arts de Brest (Finistère, France) rendent homage au poète symboliste Saint-Pol Roux à travers une expositon « Bretagne est univers » organisée jusqu(au 15 mars, au 22 et 24 rue Traverse, Brest. Seront exposés divers documents, lettres, manuscrits, photos, dessins ou peintures de l'artiste décédé à Brest en 1940.
http://www.mairie-brest.fr/brest/musee_beauxarts.htm
Le TENOCLOCK
Le site mallarme.net s'enrichit aujourd'hui avec la publication du « TEN O’CLOCK » DE M. WHISTLER, texte du peintre traduit par Mallarmé de l'anglais en 1888.
On pourra le lire sur la page du « TEN O’CLOCK ».
Des Textes Sur Artyuiopfr
Le site artyuiop.fr, animé par Dominique Petitjean, propose une bibliothèque de textes personnels et de textes d'Appolinaire, Baudelaire, Yves Bonnefoy et autres Marguerite Yourcenar. Parmi ces textes, signalons tout particulièrement le "nénuphar blanc", texte en prose de Stéphane Mallarmé, ici accompagné d'un texte de Jean-Paul Sartre, formant préface. Soulignons également la mise en page soignée des documents proposés ici. De même, quelques peintres, du XVème au XVIIème siècles, illustrent les textes. Une adresse à retenir et à faire connaitre.
Jean Ristat, Prix de poésie
Le prix de Poésie 2008, attribué par l'Académie Mallarmé à l’occasion de la Foire du livre de Brive, a été décerné à Jean Ristat, pour son ouvrage "Artemis chasse à courre le sanglier, le cerf et le loup", paru aux éditions Gallimard. Jean Ristat est né en 1943, il fut l'ami et l'exécuteur du legs littéraire du poète Louis Aragon.
Mallarmé, Poésie, Brise marine (ActuLitté.com)
sur Actulitte.com :
Continuons la semaine en poésie avec une jolie pièce de vers signée Stéphane Mallarmé (1842-1898) : Brise marine . Au sein de ces alexandrins, on retrouve abordé le thème du départ et du voyage. Le poète s'inscrit dans un mouvement très prégnant au XIX° siècle : le désir de fuir le réel. Loin du présent, il faut partir vers un ciel azuré. Le poème se construit sur l'énumération des...
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Rencontre autour de Mallarmé : Hérodiade, un défi
Samedi 18 octobre à 14h30 – Cycle « Samedis littéraires au Petit Palais »
Rencontre autour de Mallarmé : Hérodiade, un défi
Auditorium du Petit Palais Musée des Beaux-arts de la Ville de Paris
Avenue Winston Churchill Paris 8 - Métro Champs-Elysées Clémenceau (entrée libre)
Hérodiade, poème ou tragédie ? La question a été posée, très tôt, par le poète lui-même. En cherchant à renouveler notre approche du poème, c’est aussi autour de la relation entre Hérodiade et sa mise en scène, peut-être plus globalement entre le texte poétique et ce que Mallarmé appelait le “plancher divin”, que s’ordonnera cet après-midi. Une lecture au pupitre (première étape de travail pour la création sur scène d’une Hérodiade par la Compagnie L’Embarcadère), précèdera les interventions de Bertrand Marchal, Jean-Michel Maulpoix et Eric Garnier.
Bertrand Marchal (professeur à l’université de Reims), spécialiste incontesté de l’oeuvre de Mallarmé, outre ses innombrables travaux sur le poète, dont l’édition des O.C dans La Pléïade, a publié récemment, chez José Corti, un livre uniquement consacré à Salomé.
Jean-Michel Maulpoix (professeur à l’université Paris X de Nanterre), directeur de la revue Le Nouveau Recueil, poète et essayiste, poursuit une réflexion profonde sur la poésie moderne, ce qui l’a conduit à s’intéresser particulièrement à Mallarmé.
Eric Garnier, peintre et essayiste, se consacre depuis dix ans à la poésie de Mallarmé, il a publié quatre ouvrages sur le sujet. Il assure la collaboration artistique et dramaturgique du projet Hérodiade par la Compagnie L’Embarcadère, qui assurera des lectures au pupitre : avec les comédiennes Marjolaine François (initiatrice du projet), Magali Serra et le metteur en scène Cyril Desclés.
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Fanal Saint-Nazaire : Faune
C’est un véritable défi que s’est lancé Olivier Dubois en s’attaquant à ce monument de l’Histoire de la danse. L’Après-midi d’un faune créé en 1912 par Vaslav Nijinski sur la musique de Claude Debussy, elle-même inspirée d’un poème de Stéphane Mallarmé, a, en son temps défrayé la chronique. Nijinski y incarnait un faune tout en sensualité et animalité où ses postures proches de… lire la suite
Angoisse de Stéphane Mallarmé (1842-1898) (Quoi de 9 Cécile ?)
Parce que j’aime la beauté sombre de ce sonnet et plus encore celui qui me l’a récité (même si elle gagnerait à mettre plus d’émotion et moins de force quand il déclame). Portrait de Mallarmé par Manet . Angoisse Je ne viens pas ce soir vaincre ton corps, ô bête En qui vont les péchés d’un peuple, ni creuser Dans tes cheveux impurs une triste tempête Sous l’incurable ennui que verse mon… lire la suite
11 _ Stéphane Mallarmé (Procrastinator)
En secondaire 5, j’ai fait un exposé sur Mallarmé. Je m’en souviens très bien. Je m’étais assis sur le bord de la fenêtre, dans la classe. Je voulais être différent des autres, qui récitaient leur blabla debout en avant, sans artifice. J’avais apporté ma machine à jouer des cassettes. J’avais mis une toune de Corrosion lire la suite
Seyhmus Dagtekin

L’un des plus prestigieux prix littéraire français dans le domaine de la poésie vient d’être attribué à Seyhmus Dagtekin, auteur kurde qui se réfugia à Paris en 1987. Une manière de transposer dans l’ellipse du mot juste le souffle créatif qui balaye les contrées éloignées du Kurdistan. Un pays, un peuple, une culture trop souvent associés à une guérilla sans fin ...
C’est donc sur son dernier livre, Juste un pont sans feu, paru au Castor Astral en juin 2007, que le jury, composé d’écrivains et de poètes, a jeté son dévolu. Un recueil qui embrasse la matière pour donner un sens à la rotation de notre terre qui semble parfois tourner à l’envers. "Je tente d’habiter un souffle", nous dit Seyhmus Dagtekin en guise d’introduction. Il se veut entier et multicolore comme les influences qui ont été siennes, tant à Ankara ou il étudia l’audiovisuel qu’à Paris où il découvrit la langue française, alors âgé de 22 ans.
Né en 1965 à Haroun, village kurde du sud-est de la Turquie, il est l’auteur de six recueils de poésie, dont cinq parus au Castor Astral, et d’un roman, À la source, la nuit, chez Robert Laffont. Il compte aujourd’hui parmi ceux qui renouvellent la langue poétique française. Son recueil Les Chemins du nocturne a obtenu le Prix international de Poésie francophone Yvan Goll et son roman s’est vu décerner, en 2004, la mention spéciale du Prix des Cinq continents de la francophonie.
La maîtrise de la langue française chez ce poète-là donne à voir une autre musique que celle jouée par des auteurs français pour la bonne et simple raison que la partition est interprétée par une sensibilité déjà encline à d’autres voyages que ceux inspirés initialement par la métrique française. Et c’est justement ici que se passe l’alchimie qui ouvre la langue et donne au poème cette fraîcheur parfois, cette intensité aussi, cette force surtout qui ferait déplacer les montagnes pour peu que l’on sache bien lire entre les lignes.
Car la poésie n’est pas que littérature, la poésie est musique, déesse des sens et art de l’oralité en tout premier, elle s’adonne parfois à être lue mais c’est dans l’idée d’une transgression, d’une profanation car elle n’est pas fille du silence.
Seyhmus Dagtekin l’a bien compris, lui qui nous invite à la première place de son concerto pour musique de chambre, lui le soliste qui interprète ses images dans un rituel inventif et bigarré, une ritournelle surréaliste sur laquelle il ose jongler avec les mots, leur sens, leur image, leur contre sens, leur ombre, leur symétrie, leur homonymie, leur travers aussi ...
Construit comme une suite logique, une histoire qui serait narrée au coin du feu dans le crépitement des impossibles flammes pour illuminer cet espoir d’une main tendue, d’une réunion possible alors que la lumière serait obtenue autrement, dans l’asile d’un éclair dompté par le poète qui s’en tiendrait à son désir, humain, trop humain, dans l’éther du possible, réunir l’autre partie de lui-même en ce pont lointain et invisible qu’il tisse sur les braises des charniers, lui le candide en son jardin, sans tambour ni trompette, guide aussi d’une altérité volée, qui va sur la route de Damas cueillir la rose de la destinée ... Livre brûlant brûlé à l’acide des larmes, au sel du désir, au piment de la beauté absolue tapie au creux des amours impossibles. Livre torchère. Sans feu. Sans brusquer ; sans dévoiler le tain qui se déchire derrière le rideau de l’Histoire. Demain, après-demain sans doute. Une autre fois, peut-être. Mais pourquoi attendre alors qu’ici, là, sous nos yeux, une virginité s’offre à nous pour nous plonger dans les eaux claires et limpides du renouveau ?
Seyhmus Dagtekin est entre le mage et le poignard : il ose, il frappe, il donne, il dénonce ; il saura aller trop loin, non un pont mais en tornade pour s’abattre sur la forme et la syntaxe, jouer les funambules et écrire, écrire la poésie moderne avec ou sans ponctuation, avec ou sans dialogues, avec ou sans rimes ; mais toujours dans l’esprit de l’exception.
Musique, maestro !
P.S.
Seyhmus Dagtekin, Juste un pont sans feu, Le Castor Astral, juin 2007, 93 p. - 10,00 €
Site de Seyhmus Dagtekin
Ouvrages de Seyhmus Dagtekin sur priceminister.com